Précédent

Le salaire est la principale source de motivation pour ne pas changer d’emploi (selon les entreprises)

09 août 2021

Enquête employeurs Acerta : la rémunération flexible devient un atout majeur pour les entreprises après le coronavirus

Bruxelles, le 8 août 2021 – 43 % des entreprises pensent que le salaire est la principale raison pour laquelle leur personnel ne change pas d’employeur. Six entreprises sur dix déclarent avoir vu des travailleurs partir parce qu’elles ne pouvaient pas satisfaire leurs exigences salariales. C’est ce qui ressort de l’enquête employeurs biennale menée par l’entreprise de services RH ACERTA auprès de plus de 500 entreprises. Selon les experts Acerta, la rémunération flexible devient l’une des principales priorités de l’après-coronavirus pour répondre aux attentes salariales des travailleurs dans un marché du travail tendu, car aujourd’hui, moins de la moitié des entreprises laissent leurs collaborateurs faire leurs propres choix en matière de package salarial.

Temps de lecture: Lire plus tard ?
Le salaire est la première source de motivation

Cette année, Acerta a interrogé 526 entreprises à propos des effets de la crise du coronavirus sur les exigences salariales de leur personnel. Les employeurs affirment que la principale raison pour laquelle les travailleurs ne changent pas d’employeur est le salaire. 43 % d’entre eux indiquent que le salaire brut et les autres éléments salariaux convainquent les collaborateurs de ne pas changer d’employeur. Selon six dirigeants d’entreprise sur dix (59 %), les collaborateurs qui quittent l’entreprise le font parce que l’entreprise ne peut pas répondre à leurs attentes salariales.

Illustration 1 : Raisons de ne PAS changer d’employeur, selon les employeurs

Parallèlement, le coronavirus a poussé de nombreux travailleurs à faire des concessions. Plus de huit entrepreneurs sur dix déclarent que leur personnel a fait des efforts supplémentaires pendant la pandémie de coronavirus pour le même salaire, par exemple en étant flexible et en donnant un coup de main au besoin (87 %), ou en se chargeant de tâches qui étaient au-dessous de leur niveau (d’études) (81 %). 77 % d’entre eux ont également indiqué que leur personnel assumait davantage de tâches pour le même salaire.

Illustration 2 : Appréciation par les employeurs des travailleurs et de leur implication en temps de crise

46 % des employeurs laissent les travailleurs choisir leur package salarial

La rémunération ne se limite pas au salaire net qui arrive sur le compte bancaire chaque mois. Selon l’enquête, près de la moitié (46 %) des employeurs, tant les PME que les grandes entreprises, permettent à leurs collaborateurs de choisir eux-mêmes la composition de leur package salarial.

Illustration 3 : Choix ou pas en matière de composition du package salarial

Audrey Gijbels, expert RH chez Acerta Consult, explique : « Dans un marché du travail tendu, même après la crise du coronavirus, il sera plus important que jamais pour les entreprises de permettre aux travailleurs d’avoir leur mot à dire sur la façon dont ils veulent être rémunérés. Pour l’instant, moins de la moitié des entreprises permettent à leur personnel de faire des choix en matière de rémunération. Je pense que ces choix individuels de rémunération deviendront rapidement plus populaires. Les choix faits par les travailleurs sont, bien entendu, très personnels et dépendent, par exemple, de la phase de vie et des circonstances dans lesquelles se trouve le travailleur au moment de son choix. Le fait d’avoir ou non des enfants peut par exemple avoir une influence sur l’importance des vacances, notamment sur la quantité de congés et le moment de les prendre. En revanche, une fois que les enfants ont quitté la maison, les attentes en matière de vacances peuvent être différentes. »

La voiture de société reste le choix le plus populaire des travailleurs

La voiture de société (voiture salariale) reste l’avantage (extralégal) le plus fréquemment proposé. 62 % des entreprises qui permettent de faire des choix en matière de rémunération proposent une voiture salariale. Pourtant, le vélo de société commence aussi à se faire une place, et avec 33 %, il est désormais dans le top 5 des options de rémunération. Il est précédé par l’ordinateur portable (50 %), le smartphone (42 %) et l’assurance médicale (41 %).

Illustration 4 : Popularité des options du package salarial

Audrey Gijbels poursuit : « Le plan cafétéria est le système le plus souple permettant aux travailleurs de choisir la forme que prend leur rémunération. Ce système est avantageux tant pour l’employeur que pour le travailleur. Non seulement les travailleurs peuvent choisir entre de nombreuses options, mais ces options permettent encore de faire des choix plus précis. Il ne s’agit donc pas seulement de savoir si le travailleur veut une voiture de société ou non, mais aussi de savoir de quel type de voiture il souhaite bénéficier. Pour l’employeur, les frais salariaux restent les mêmes, peu importe les choix du travailleur. Le système n’engendre donc pas de frais supplémentaires. »

À propos des chiffres

Les données proviennent de l'enquête qu’ACERTA fait réaliser auprès des employeurs tous les deux ans par Indiville, le collectif d’étude pour une recherche novatrice concernant les personnes, la société, les médias et la politique. L'enquête s'est déroulée du 12 au 26 avril 2021 avec la participation de 526 entreprises occupant toutes au moins 5 travailleurs. Les données ont été pondérées pour être représentatives de la Belgique quant au nombre de travailleurs dans les entreprises actives d'au moins 5 travailleurs. Pour une description détaillée de l’échantillon, adressez-vous à Acerta.

Partagez cet article