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Près d’un starter sur 5 a de moins de 25 ans

15 février 2019
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Le nombre de starters de moins de 22 ans a presque doublé pour la deuxième année consécutive

Bruxelles, le 15 février 2019 – Le Belge se lance en tant qu’indépendant à un âge de plus en plus précoce. En juin 2018, près d’un starter sur 3 avait moins de 30 ans. Près d’une personne sur 5 de ce groupe avait moins de 25 ans et 6,6 % même moins de 22 ans. C’est ce qui ressort des chiffres du prestataire de services RH Acerta. La part de starters de moins de 22 ans a ainsi augmenté de 42,5 % entre 2017 et 2018, et ce, alors que le nombre des plus jeunes entrepreneurs a déjà plus que doublé en 2017. Hommes et femmes motivés à se lancer en tant qu’indépendants n’attendent donc manifestement pas très longtemps.

Près d’un starter sur 5 a de moins de 25 ans

Ceux qui ont démarré une activité indépendante en 2018, les fameux starters, sont à nouveau plus jeunes que les starters de 2017 d’après les données du prestataire de services RH Acerta.

Tableau 1 : Répartition des starters en 2018 selon l’âge

L’étudiant-indépendant

Obtenir un diplôme et immédiatement rechercher la sécurité d’emploi auprès d’un employeur n’est plus la règle pour nos jeunes. Au cours de leur formation, ils sont encouragés à entreprendre et, d’ailleurs, le statut d’étudiant-indépendant les y aide.

Nadine Morren, Director Service à la Clientèle chez Acerta: « Cette augmentation remarquable du nombre de jeunes starters ne coïncide probablement pas fortuitement avec l’entrée en vigueur du statut d’étudiant-indépendant. Alors qu’à l’université et en haute école, la prochaine génération sur le marché de l’emploi est de fait surtout préparée au statut de travailleur, pensez par exemple à l’organisation de stages, nous recevons en tant que groupe de services RH depuis quelques années de plus en plus de questions sur le démarrage en tant qu’indépendant, les (hautes) écoles nous invitent à venir en parler et nous sommes encouragés à offrir une assistance concrète en la matière. Il s’agit d’une évolution qui s’inscrit dans une société dynamique composée d’individus qui jugent leur indépendance importante. »

Une activité indépendante pendant et dans le prolongement de la formation

En 2018, 1 instructeur/enseignant sur 5 avait moins de 22 ans. Donner des cours (particuliers) en tant qu’indépendant est le « métier de jeunes » par excellence. Un choix logique pour une personne qui a encore elle-même au moins un pied dans le monde de l’enseignement de donner des cours et d’en faire une activité indépendante.

D’autres activités populaires parmi les jeunes starters sont celles qui se trouvent dans le prolongement de leur formation de professionnel spécialiste. Carrossier, boulanger, jardinier et plombier sont des métiers en demande que les jeunes commencent déjà à exercer avant de terminer leur formation.

Nadine Morren ajoute : « Coiffeurs, esthéticiens, photographes, graphistes, etc. font eux aussi rapidement de leur “sujet d’étude” leur activité en tant qu’indépendants. Il s’agit de formations qui s’exerceront par la suite de toute façon sous le statut d’indépendant. Pour les jeunes qui s’y mettent tôt, il s’agit d’une manière de rapidement en apprendre davantage tant sur leur métier que sur l’entrepreneuriat. En tant que prestataire de services RH, nous plaidons ici aussi pour un démarrage bien préparé. Un starter bien accompagné a plus de chances de réussir. »

Les professions libérales et (para)médicales se lancent jeunes en tant qu’indépendant

Certaines formations débouchent donc presque toujours sur un métier exercé en tant qu’indépendant. Cela vaut également pour les professions libérales et (para)médicales. La majorité des kinésithérapeutes, logopèdes, médecins généralistes, diététiciens, avocats, notaires, etc. débutants ont moins de trente ans. Manifestement, nombre d’entre eux se lancent en tant qu’indépendant immédiatement après leurs études.

Tableau 2 : Récapitulatif sur la base des chiffres d’Acerta pour 2018

Les jeunes starters contribuent à réformer le marché de l’emploi

Les jeunes sautent plus facilement le pas du travail indépendant que les générations précédentes. Cette tendance s’inscrit parfaitement dans l’esprit du temps actuel.

Nadine Morren ajoute : « Les proportions mission-facilitateur-exécutant sont en train de changer et les jeunes s’y adaptent plus facilement, pensez au cas d’Uber et de Deliveroo. L’encadrement a suivi ce mouvement : les jeunes peuvent s’adresser à différentes organisations pour obtenir un accompagnement spécifique et c’est une bonne chose. »

 

À propos des chiffres

Acerta a analysé les données de plus de 105 000 starters de 2014 à 2018 inclus.

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