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1 employeur sur 3 ne connaît pas bien la réinsertion

23 juillet 2019 Employeurs

Depuis le 1er décembre 2016, le trajet de réinsertion offre la possibilité d’accompagner les travailleurs en incapacité de travail de longue durée dans une reprise progressive du travail. Deux ans et demi plus tard, nous constatons que près de 32 % des employeurs ne connaissent pas le cadre légal relatif à la réinsertion. Cependant, la réinsertion a lieu plus souvent que les chiffres ne le laissent supposer. C’est ce qu’il ressort d’une enquête commune d’Acerta et de la KU Leuven.

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Plus de chances de réussite avec des trajets de réinsertion informels

Même si de nombreux employeurs ne connaissent pas bien la législation à ce sujet, cela ne signifie pas que les réinsertions n’ont pas lieu. Réinsérer un collaborateur en incapacité de travail ne doit pas obligatoirement passer par un trajet de réinsertion formel. L’employeur et le travailleur peuvent aussi convenir d’une reprise progressive du travail de façon informelle, à condition qu’aucune demande officielle de réinsertion n’ait été introduite et que l’initiative émane du travailleur. Du reste, il relève de votre devoir en tant qu’employeur d’informer votre travailleur des possibilités.

Les trajets informels semblent se solder un peu plus souvent par une réussite qu’une procédure formelle. Par comparaison, près de 60 % des employeurs qui ont reçu des demandes de réinsertion en dehors du trajet formel pour une reprise partielle du travail enregistrent un score de réussite de 10 sur 10. Seuls 32 % de ceux qui suivent le trajet formel obtiennent le maximum des points.

Imprécisions concernant le volet pratique et juridique de la réinsertion formelle

Nous vous avions déjà parlé du délai d’attente (trop long) de 4 mois de maladie pour démarrer une procédure de réinsertion. Ce n’est, en outre, pas le seul facteur démotivant les employeurs à recourir à la procédure de réinsertion. La paperasserie administrative constitue, certainement pour les PME, un obstacle de taille. Une grande confusion entoure également les conséquences en cas de non-respect du trajet.

Outre le volet pratique et juridique, il y a le volet relationnel. 30 % des employeurs estiment qu’un contact positif avec le collaborateur malade prime sur une politique formelle. Pour pouvoir parler de réinsertion réussie, 58 % des employeurs font également référence à une communication positive pendant toute la période de maladie et la durée du trajet, à compter du premier jour de maladie.

Outplacement après cas de force majeure médicale

L’incapacité de travail n’est pas un interrupteur que l’on allume ou l’on éteint. 32 % des employeurs interrogés se disent peut-être insuffisamment au courant des formalités relatives à la réinsertion, toutefois, il est très probable qu’ils y soient confrontés d’une façon ou d’une autre. La réinsertion va au-delà du trajet (in)formel et est soutenue par une interaction fluide entre l’employeur et le travailleur.

Une réinsertion s’avère impossible ou une tentative de réinsertion n’aboutit pas comme prévu ? Il existe alors d’autres possibilités à considérer, telles que l’outplacement après une force majeure médicale. 92 % des cas dans lesquels la force majeure médicale a été invoquée se sont déroulés de commun accord entre l’employeur et le travailleur. Lorsqu’un contrat de travail est rompu pour force majeure médicale, en tant qu’employeur, vous devez obligatoirement proposer un outplacement. Celui-ci comprend toute une série de services qui soutiennent le collaborateur licencié jusqu’à ce qu’il ait trouvé un nouvel emploi et parfois même au-delà aussi. Votre ancien travailleur bénéficie ainsi d’un accompagnement professionnel sur mesure qui lui garantit pratiquement de retrouver un emploi.

Soutenir vos anciens collaborateurs de façon optimale dans la recherche d’un nouvel emploi ?

Optez pour un outplacement après cas de force majeure médicale par le biais d’Acerta.

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