Précédent

Des bancs de l’école au lieu de travail : que disent les accords de gouvernements régionaux ?

23 octobre 2019 Tom Dirix Employeurs

L’encre des accords de gouvernements a séché depuis lors. Il est grand temps d’approfondir les plans qui ont un impact sur le passage des bancs de l’école au lieu de travail.

Temps de lecture: Lire plus tard ?

Des régions différentes, des perspectives différentes

En Belgique, il existe différents systèmes qui combinent apprentissage et travail. Des compétences sont ainsi apprises sur les bancs de l’école et affinées sur le lieu de travail. La Flandre, la Wallonie et la Région de Bruxelles-Capitale ayant chacune leurs propres ambitions, chaque point d’action de leurs ambitions est né d’une perspective différente.

En dépit des différences, il est important dans chaque région de miser aussi bien sur les « lacunes » du marché du travail actuel (par exemple, les métiers en pénurie) que sur la préparation à l’avenir du marché du travail actuel (croissance de la numérisation et de l’IA). Vous trouverez ci-dessous quelques ambitions des accords de gouvernements régionaux qui ont un impact sur le passage de l’enseignement au lieu de travail :

Ambition 1 : étendre et renforcer l’offre de formation en alternance

En Flandre, on veut proposer davantage de formations dans le cadre de l’apprentissage en alternance dans l’enseignement secondaire. En même temps, la Flandre veut étendre le système d’apprentissage en alternance à l’enseignement supérieur et à l’enseignement pour adultes.

Dans le cadre de cette formule de formation, Bruxelles et la Wallonie veulent consacrer davantage d’attention au manque de profils spécifiques (métiers en pénurie) sur le marché du travail actuel. Mais elles veulent également tenir compte du futur marché du travail et des futurs métiers. Des métiers trouvant leur place dans une économie qui doit produire à faible intensité de carbone ou des métiers offrant des possibilités en matière de numérisation et d’IA.

Ambition 2 : aider les jeunes en difficulté à l’école

Un aspect particulier est que les régions veulent aussi réfléchir aux jeunes qui éprouvent des difficultés avec les défis actuels à l’école. Les régions veulent absolument embarquer ces jeunes, et de manière plus générale les jeunes NEET (NEET = Not in Education, Employment or Training), dans un passage réussi en direction du marché du travail.

Ambition 3 : se concentrer sur les compétences et les attitudes

Les connaissances et aptitudes sont non seulement une histoire de diplômes, mais aussi de compétences et d’attitudes. C’est pourquoi la Flandre a repris dans l’accord de gouvernement que les compétences (EVC, erkennen van competenties – validation des compétences) doivent être appréciées de façon uniforme. Et il s’agit également d'une nécessité, les attitudes et la disposition à apprendre étant intrinsèquement liées aux défis d’un marché du travail en évolution.

D’où l’importance capitale que vous répertoriez, en tant qu’employeur, les talents dans votre entreprise. Les entreprises vont même jusqu’à former des travailleurs. Elles ont alors une longueur d’avance sur la pénurie sur le marché du travail lorsqu’elles ont du mal à trouver un profil spécifique. L’Acerta Payroll Academy en est un exemple.

Ambition 4 : rendre plus de lieux de stage disponibles

Une extension des formations entraîne aussi une extension du nombre de lieux de stage disponibles sur le lieu de travail. Dans cette optique, des partenariats sectoriels seront encouragés et des pôles de connaissances seront définis afin de veiller à ce que des stages puissent aussi se tenir dans les faits.

Un point d’attention intéressant dans l’Accord de gouvernement bruxellois est qu’ils vont examiner dans quelle mesure on peut prévoir une sorte de crédit d’impôt pour des entreprises afin de faciliter les frais liés aux formations sur le lieu de travail.

Ambition 5 : vers une exploitation efficace des ressources des acteurs concernés

Les différents accords de gouvernements reprennent des propositions visant à offrir au personnel de l’enseignement la possibilité de suivre lui-même des stages en entreprise. Des acteurs locaux, tels que le VDAB et Syntra, seront encouragés à prévoir des formations en collaboration avec le secteur privé. Cette opération passera probablement par des appels d’offres.

À jour avec la dernière réglementation

La législation sociale évolue à un rythme effréné. En tant qu’employeur ou professionnel RH, vous avez tout intérêt à être toujours au courant. Et c’est possible : grâce à nos séances d’information mensuelles.

Envie d’en savoir plus ?

En savoir plus sur l'accord de gouvernement ?

Consultez également ces articles :

 

Partagez cet article

Tom Dirix

Écrit par Tom Dirix

Juriste chez Acerta

Articles liés

Retour de l’obligation d’enregistrement du télétravail
Employeurs

Retour de l’obligation d’enregistrement du télétravail

22 novembre 2021 Nele Mertens

Après une longue période de forte recommandation du télétravail, le Comité de concertation du 17 novembre a décidé de rendre le télétravail à nouveau obligatoire. Acerta vous présente un résumé des règles en vigueur.

En savoir plus
Réduction groupe-cible : qu’est-ce qui change en 2022 ?
Employeurs

Réduction groupe-cible : qu’est-ce qui change en 2022 ?

16 novembre 2021 Nele Mertens

Si vous pouvez prétendre à une réduction groupe-cible en tant qu’employeur, vous pourrez bénéficier d’une réduction importante pendant plusieurs trimestres. Des modifications seront apportées à certaines réductions groupe-cible en 2022.

En savoir plus
Compensation pour l’assimilation des jours de vacances en 2022
Employeurs

Compensation pour l’assimilation des jours de vacances en 2022

08 novembre 2021 Nele Mertens

Les travailleurs qui ont été mis au chômage temporaire pour cause de force majeure en 2021 ne perdront pas leurs jours ni leur pécule de vacances en 2022. Le gouvernement l’a décidé à la fin du mois d’octobre.

En savoir plus