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La nouvelle génération de travailleurs veut « un patron sur demande »

07 septembre 2018 Employeurs

Les travailleurs sont plus exigeants et critiques que jamais. La pénurie qui sévit actuellement sur le marché de l’emploi en est bien entendu une raison évidente. Leurs attentes sur les plans du contenu de la fonction, de la flexibilité et de la rémunération sont donc plus élevées. Les travailleurs savent aussi très bien ce qu’ils veulent concernant les qualités de leadership de leur manager. À l’heure des bulletins, 2 dirigeants sur 3 ont réussi de bonnes notes. Cependant, 27 % des travailleurs estiment que leur patron a encore quelques points à améliorer pour développer ses qualités de dirigeant. C’est ce qui ressort de l’enquête travailleurs biennale du prestataire de services RH ACERTA. Jan Mouton, Leadership Expert chez Acerta Consult vous explique comment devenir un « patron sur mesure ».

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Compétences du dirigeant idéal

Le travailleur critique dispose d'une liste de souhaits reprenant des compétences qu’un dirigeant doit posséder. Tout en haut, on retrouve : diriger et coacher, prendre ses responsabilités, communiquer, stimuler le travail en équipe, résoudre les problèmes, oser prendre des décisions et organiser.

En outre, ils aspirent à davantage de marge de manœuvre pour exécuter leurs tâches et l’importance de la confiance mutuelle et du droit de parole ne cesse de s’accroître. En tant que dirigeant, vous pouvez donc faire face au défi de relâcher un peu plus votre contrôle et de faire confiance à vos travailleurs. C’est pourquoi il faut d’abord bien se connaître pour être un bon dirigeant. Quels sont vos points forts et vos défauts ? Lorsque votre score est moins bon dans certaines compétences, essayez de les développer ou sous-traitez-les si nécessaire.

Discutez du talent, des attentes et des ambitions

Pour renforcer la confiance mutuelle, une véritable connexion humaine est nécessaire. Pour ce faire, une communication ouverte et un dialogue constructif sont requis. Six travailleurs sur dix bénéficient également d’au moins un entretien d’évaluation par an, ce qui est très bien reçu.Et ce, alors qu’un dirigeant qui pose comme principe une culture du dialogue stimule ses collaborateurs(-trices) à devenir la meilleure version d’eux(elles)-mêmes.

À l’heure actuelle, les collaborateurs attendent un feed-back continu concernant leurs prestations, de préférence d'une manière transparente. Le feed-back leur donne des informations sur leurs propres performances et leur capacité d’apprentissage. Savoir où ils en sont leur apporte un sentiment de sécurité. Sinon ils s’inquiètent, ce qui les empêche de venir travailler au maximum de leurs capacités.

Donnez plus de marge aux travailleurs

Près de la moitié (49 %) des travailleurs interrogés ont confirmé pouvoir choisir eux-mêmes les méthodes ou techniques utilisées pour atteindre leurs objectifs au travail. La tendance est clairement à une augmentation de l’autonomie, mais pas encore sur tous les plans. Le travailleur ne peut généralement pas décider qui travaille avec qui (53 %). 43 % ont la possibilité d’organiser leurs horaires de travail de façon autonome.

Bien que les possibilités en matière d’auto-organisation et de cadre réglementaire dépendent souvent du secteur, cela ne peut pas servir d’excuse pour ne pas en faire plus. Une collaboration positive entre le travailleur et l’employeur commence par un feed-back immédiat entre les deux parties. Soyez présent, mêlez-vous à vos collaborateurs et parlez avec eux. Dans le même temps, donnez-leur plus de marge de sorte qu’ils puissent continuer à se développer.

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