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La réinsertion des malades de longue durée laisse (encore) à désirer

08 mai 2019 Employeurs

L’absentéisme pour maladie de moyenne durée est en recrudescence.  Une mauvaise nouvelle. Depuis 2016, l’absentéisme pour maladie de moyenne durée - des périodes de maladie entre 1 mois et 1 an - a augmenté de 9,5 %. Si l’on regarde les 4 dernières années, ce pourcentage est encore plus élevé : 12,68 %. La législation de réinsertion censée remettre rapidement les collaborateurs malades au travail manque-t-elle son but ? Comment remettre vos travailleurs en maladie au travail ?

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L’absentéisme pour maladie de moyenne durée continue de croître

En 2018, 2,31 % du temps de travail n’a pas été presté en raison de collaborateurs malades entre 1 mois et 1 an. Une absence coûteuse pour l’employeur, la sécurité sociale, la société et le travailleur malade. Car plus l’absence est longue, plus le seuil de retour au travail est élevé. Tout le monde y gagne donc à remettre le plus rapidement possible au travail un collaborateur en maladie.

C’est à cette fin qu’a été lancée il y a quelques années la législation de réinsertion. En vain, car jusqu’à présent, l’absentéisme pour maladie de moyenne durée continue de grimper. Un obstacle non négligeable est que l’employeur ne puisse lancer la procédure de réinsertion qu’après 4 mois de maladie.

Plus grande entreprise, plus de malades

Plus votre entreprise est petite, plus vous avez de chances que vos collaborateurs se sentent bien dans leur peau. Tant physiquement que mentalement. Le lien plus étroit entre travailleur et employeur ainsi que la pression sociale moins importante ont une influence positive sur l’absentéisme pour maladie de moyenne durée. Et ce, alors que le nombre de malades augmente avec le nombre de collaborateurs dans les grandes entreprises.

Si nous comparons ouvriers et employés aussi, nous constatons une différence notable. Vis-à-vis de 2014, l’absentéisme pour maladie chez les employés connaît une augmentation qui frise les 20 %. Chez les ouvriers, cette augmentation n’est « que » de 9,09 %. En outre, l’absentéisme pour maladie de moyenne durée augmente avec l’âge jusqu’à 60 ans.

Un bon suivi crucial pour une réinsertion fluide

Une entreprise saine aux collaborateurs en bonne santé et au faible taux d’absentéisme. Comment y parvenir ? Soyez attentif/ve à la santé de vos collaborateurs et proposez des solutions pour rester en bonne santé. Vous axez donc en partie vos efforts sur la prévention, ce qui freine l’absentéisme et augmente la motivation et la productivité de vos collaborateurs. En effet, des travailleurs sains effectuent de meilleures prestations.

Votre collaborateur tombe tout de même malade ? Ne vous lamentez pas sur votre sort. Montrez votre implication et prenez contact avec votre collaborateur dès le premier jour de maladie. Maintenez ce contact afin de rester au courant de l’évolution de la situation de ce collaborateur absent. Ceci vous permet aussi de constater quels paramètres sont requis pour que votre collaborateur se remette au travail aussi vite que médicalement possible. Même en cas de burn out, contactez votre collaborateur par téléphone ou par e-mail dès l’instant où il se sent prêt à le faire. Et donc pas après 4 mois, comme le prescrit la législation de réinsertion.

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