Précédent

La voiture de société électrique ne perce pas encore (pour l’instant)

10 janvier 2020 Olivier Marcq Employeurs

Le salon de l’auto rouvre ses portes le 10 janvier : le moment idéal pour effectuer une enquête sur les voitures de société. Acerta a rassemblé les données d’environ 45 000 entreprises. Dans ce blog, nous nous concentrons sur les principaux résultats. La voiture de société électrique gagne-t-elle en popularité ? Et qu’en est-il des nombreuses voitures diesel ?

Temps de lecture: Lire plus tard ?
Le diesel perd son monopole

En 2014, 96 % des voitures de société roulaient au diesel. En 2019, les véhicules diesel ne représentent plus que 80 % de l’ensemble des voitures de société. Cette diminution profite surtout aux voitures essence. Il y a 5 ans, leur part s’élevait encore à 3,5 %, contre 19 % en 2019.

La part de voitures électriques reste faible

En cinq ans, le nombre de voitures de société électriques a quintuplé. Attention toutefois : leur part reste faible. À peine 0,6 % de l’ensemble des voitures de société roule aujourd’hui à l’électrique. Fait remarquable : les dirigeants d’entreprise optent plus souvent pour l’électrique que leurs collaborateurs. Ils sont environ 3 % à préférer l’électrique.

Les voitures électriques coûtent encore trop cher

La raison pour laquelle les voitures de société sont mises de côté est logique : leur prix. La plupart des voitures de société sont des véhicules de taille moyenne qui représentent toujours le segment le plus cher. Par conséquent, la voiture électrique n’entre généralement pas dans le budget mobilité des collaborateurs. Il faudra donc attendre l’arrivée du segment moyen annoncé pour assister à un réel boom de la voiture électrique.

L’encadrement des voitures électriques

Outre le prix, l’encadrement des voitures électriques pose également problème. Davantage de bornes de recharge devront être installées et la recharge à domicile doit également être réglementée. 

Une nouvelle fiscalité en matière de voitures de société

Il existe depuis cette année un nouveau régime de déductibilité du coût de la voiture de société. La déductibilité fiscale est liée aux émissions de CO2. Par conséquent, la déductibilité fiscale des voitures très polluantes chute à 40 %, ce qui permet par ailleurs au stimulant fiscal de la voiture électrique de continuer à augmenter.

Partagez cet article

Olivier Marcq

Écrit par Olivier Marcq

Juriste chez Acerta

Articles liés

Le budget mobilité doit-il encore décoller ?
Employeurs

Le budget mobilité doit-il encore décoller ?

21 janvier 2020 Annelies Baelus

Les embarras de circulation en Belgique sont tristement célèbres. Face à ce problème, le gouvernement fédéral a élaboré le budget mobilité. Vos collaborateurs roulent en voiture de société ou salariale ? Alors, depuis mars 2019, ils peuvent échanger celle-ci contre un modèle moins polluant. Même si le système ne semble pas vraiment décoller pour le...

En savoir plus
La voiture de société redore son blason
Employeurs

La voiture de société redore son blason

07 novembre 2019 Glenn van Oevelen

Affirmer le contraire serait un mensonge : la voiture de société a longtemps dû essuyer les coups. Du moins, en ce qui concerne les émissions de CO2. Mais le doigt accusateur pointe-t-il réellement dans la bonne direction ?

En savoir plus
Plan mobilité : proposez une diversité de choix
Employeurs

Plan mobilité : proposez une diversité de choix

23 septembre 2019

Un plan cafétéria permet aux travailleurs de choisir entre diverses options de mobilité. En effet, chacun est différent et chacun a ses préférences personnelles.

En savoir plus