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Le nombre de reprises partielles du travail après maladie a doublé en 5 ans

10 octobre 2019 Karen Van Den Bergh Employeurs

Pour faciliter le trajet vers la reprise du travail pour les travailleurs en incapacité de travail, une procédure de réinsertion formelle existe depuis fin 2016. Elle semble faire son effet : le nombre de reprises partielles (ou progressives) du travail après une maladie ou un accident a presque doublé en 5 ans. En reprenant partiellement le travail après une période d’absence au travail, un travailleur peut se réadapter au régime de travail et reste impliqué dans l’entreprise.

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Réinsertion en pratique

Le médecin-conseil de la mutuelle doit d’abord marquer son approbation pour que le travail puisse être repris. La reprise progressive du travail correspond à la réalité : souvent, l’amélioration se fait progressivement. Le médecin ou le collaborateur ne doivent donc pas décider immédiatement si une personne a totalement récupéré ou non : une période de transition est prévue.

Tout juste moins de la moitié des personnes qui ont repris par étapes l’ont fait dans les trois mois. Près de 10 % commencent progressivement après plus d’un an d’absence. Depuis avril 2018, les travailleurs reçoivent une allocation pour les jours lors desquels ils restent en maladie. L’allocation dépend du pourcentage d’occupation.

Grandes vs. petites entreprises

Au sein des grandes entreprises (plus de 500 travailleurs), on compte deux fois plus de reprises progressives du travail après une maladie ou un accident qu’auprès des plus petits employeurs (jusqu’à 5 travailleurs). Plus l’entreprise est grande, plus il y a de reprises progressives du travail. Déterminer le trajet de réinsertion et évaluer la manière dont un travailleur malade peut reprendre le travail (quantité, date...) demande un certain effort. Les grandes entreprises peuvent peut-être organiser cela plus facilement. Toutefois, toutes les entreprises devraient pouvoir proposer une réinsertion, éventuellement moyennant une assistance.

Moins de licenciements pour force majeure médicale

Parfois, il n’est pas possible pour un travailleur en incapacité de travail de reprendre son travail, même progressivement ou en occupant une autre fonction (si toutefois, une autre fonction est disponible). Si le trajet de réinsertion ne fonctionne pas et que le contrat prend fin, il est question d’un licenciement pour force majeure médicale. Dans ce cas, il est obligatoire d’offrir un accompagnement d’outplacement. La diminution du nombre de licenciements pour force majeure médicale peut être une conséquence de l’introduction de la procédure de réinsertion formelle fin 2016.

Proposer un trajet de réinsertion aux travailleurs après une période d’incapacité de travail facilite leur retour. Consacrez quoi qu’il en soit suffisamment d’attention à votre collaborateur dès son premier jour de maladie, cela montre votre implication en tant qu’employeur et impacte positivement l’absentéisme au sein de votre entreprise.

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Karen Van Den Bergh

Écrit par Karen Van Den Bergh

Senior Consultant

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