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Les entreprises belges sont-elles prêtes pour la reprise ?

07 mai 2020 Yves Plees Employeurs

Il y a deux semaines, le gouvernement a annoncé une stratégie de sortie qui se déroulera en plusieurs phases. Notre pays entre ainsi dans les premières phases du déconfinement. Toutefois, nos entreprises sont-elles prêtes pour cela ? Acerta l’a demandé à plus de 500 CEO et managers RH belges.

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55 % accordent davantage d’attention au bien-être et à la résilience mentale des collaborateurs

La priorité principale de près de 6 entreprises sur 10 ? La santé physique et mentale de leur personnel. Le COVID-19 est très perturbant et, comme c’est souvent le cas lors de grandes crises systémiques, il crée de nouvelles crises. Nous constatons chaque jour comment la crise sanitaire devient une crise économique. Et entre-temps, les experts mettent déjà en garde contre une troisième vague de crises, à savoir une vague avec un pic de troubles psychologiques ainsi qu’un risque accru de burn outs et de problèmes liés au stress. On estime qu’environ 10 à 15 % des personnes se sentent si anxieuses que cela entrave réellement leur fonctionnement (professionnel). Ce pourcentage ne semble pas si élevé, mais sur une population de 4 millions de travailleurs, cela représente quand même des centaines de milliers de travailleurs.

De ce fait, 80 % des entreprises s’attendent à ce que leurs collaborateurs soient plus exigeants sur le plan du bien-être. C’est précisément pour cette raison qu’ils seront plus attentifs à la pression psychologique à laquelle est soumis leur personnel.

Deux employeurs sur trois sont positifs quant à l’avenir proche

Malgré le coronavirus, près de 20 % des entreprises déclarent que leurs résultats sont restés plus ou moins les mêmes. Environ la moitié des personnes interrogées indiquent que les dégâts sont limités jusqu’à présent, tandis que 34 % ont été frappés si durement qu’ils sont obligés de prendre des mesures drastiques.

La crise du coronavirus menace malheureusement l’existence de 4 % des entreprises belges. Elles pensent que même les mesures les plus radicales ne suffiront pas à garantir leur survie. À côté des signaux d’espoir donnés par les entreprises, il s’agit malheureusement aussi d’une réalité.

Bien que les autorités aient essayé d’endiguer la propagation du coronavirus le plus rapidement possible, celui-ci aura encore de lourdes conséquences pour notre économie. Le fait d’« aplanir la courbe » a pour conséquence que la courbe ne se traduit pas seulement par un pic plus bas, mais aussi par une courbe plus longue. 45 % estiment que l’impact se fera sentir jusqu’à fin 2021.

Un employeur sur quatre n’est pas suffisamment préparé

Entre-temps, les employeurs peuvent déjà commencer à penser à la reconstruction. Tout le monde n’y semble pas encore prêt : fin avril, près d’un employeur sur quatre n’avait pas encore planché sur son propre plan de relance.

Les organisations qui se préparent à la relance semblent opter à court terme pour des décisions qui leur permettront de réduire les coûts dans un premier temps, telles que le report des investissements, la flexibilisation des travailleurs et la réduction de leurs effectifs. 47 % envisagent de proposer de nouveaux produits et services tandis que 35,4 % sont plutôt tentés de mettre un terme à des produits ou services déjà existants. 37,7 souhaitent miser sur de nouveaux modèles de revenus.

Une reprise facile grâce à un plan de relance bien pensé

Quels éléments peuvent être inclus dans un plan de relance ? Tout d’abord, en tant qu’employeur, vous devez tenir compte de diverses mesures de sécurité et d’hygiène, et elles sont nombreuses. En outre, il est conseillé d’examiner la méthode de collaboration, car elle ne sera plus la même après la crise du coronavirus. Pensez aussi à la flexibilité, aux horaires et au lieu de travail, au travail à domicile : pourquoi jeter par-dessus bord tous les efforts que vous avez faits ces dernières semaines pour intégrer le télétravail le plus rapidement et le plus facilement possible ? 45 % des répondants ont indiqué que le travail à domicile resterait d’application.

Votre organisation est-elle prête pour un bon redémarrage ?

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Écrit par Yves Plees

Director Acerta Consult

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