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D’indépendant à employeur : quelles mesures de soutien existe-t-il ?

21 mai 2019 Indépendants

Vous gérez seul votre entreprise, mais un peu d’aide serait la bienvenue ? Peut-être envisagez-vous d’embaucher un premier collaborateur. Passer d’indépendant à employeur est un grand pas avec des conséquences financières et pratiques. Il ressort de notre enquête que 50 % des indépendants qui deviennent employeurs engagent leur premier collaborateur dans les 7 premières années. Heureusement, différentes mesures de soutien existent pour ceux qui veulent franchir le pas. Acerta et VDAB joignent leurs forces pour en informer les starters.

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Réduction groupe-cible pour premiers engagements

Lorsque vous engagez un premier ouvrier ou employé, vous pouvez bénéficier d’une diminution des cotisations de sécurité sociale. Ce droit à la « réduction groupe-cible pour premiers engagements » est une mesure de soutien pour les nouveaux ou petits employeurs du secteur privé. Les différents avantages pour un premier, deuxième, troisième travailleur et les suivants.

Si vous engagez votre premier collaborateur avant le 1er janvier 2021, vous ne devez pas payer de cotisations ONSS de base pour le restant de son occupation. Vous souhaitez engager plus d’un collaborateur ? Dans ce cas, vous bénéficierez également d’une réduction des cotisations patronales pour vos collaborateurs suivants (jusqu’au 6e collaborateur inclus) pendant une durée de trois ans et trois mois. C’est plutôt une bonne nouvelle, non ?

Soutien pour l’engagement de certains groupes

La Flandre veut stimuler les employeurs à engager dans certains groupes. Vous pouvez bénéficier d’une réduction de l’ONSS lorsque vous engagez quelqu’un qui est âgé de moins de 25 ans et qui ne dispose pas d’un diplôme de l’enseignement supérieur ou quelqu’un qui est âgé de plus de 55 ans. Si votre nouveau collaborateur souffre d’un handicap à l’emploi, vous pourriez bénéficier d’une prime de soutien flamande ou d’une intervention pour l’adaptation du poste de travail. Ou si vous engagez un demandeur d’emploi de longue durée, vous pouvez avoir droit à une prime à l’embauche. Il est donc intéressant de bien vous informer !

L’apprentissage sur le lieu de travail peut déboucher sur un contrat de travail

Vous croyez aux possibilités d’évolution et à l’apprentissage « sur le terrain » ? Dans ce cas, vous pouvez former un demandeur d’emploi à la fonction sur le lieu de travail. C’est assez avantageux : vous bénéficiez d’avantages financiers, vous fondez une culture d’apprentissage et, en plus, votre collaborateur est formé selon les besoins de votre entreprise. En tant qu’employeur, vous avez différentes possibilités. Ainsi, vous pouvez opter pour une formation professionnelle individuelle (FPI), un stage d’immersion professionnelle (SIP) ou un stage de formation.

Une formation professionnelle individuelle (FPI) vous permet de former un demandeur d’emploi pendant 1 à 6 mois dans votre entreprise. Le but est de renforcer les compétences de votre candidat. Durant cette période, vous ne payez pas de salaire ni de cotisations à l’ONSS, mais uniquement une prime mensuelle fixe. Lorsque la formation est terminée, vous engagez le demandeur d’emploi avec un contrat à durée (in)déterminée.

Vous souhaitez proposer un stage rémunéré dans votre entreprise à votre candidat ? Dans ce cas, vous opterez peut-être pour un stage d’immersion professionnelle (SIP). L’objectif du SIP est de renforcer les compétences de votre stagiaire et de lui proposer une expérience professionnelle. En effet, le SIP n’est pas un contrat de travail, mais un contrat de formation. Vous ne payez pas de salaire ni de cotisation à l'ONSS, mais seulement une indemnité de stage pour chaque jour de travail presté. L’indemnité de stage est toutefois soumise au précompte professionnel. En outre, il n’y a pas d’obligation d’embauche, contrairement à la FPI.

Le stage de formation est aussi une possibilité. Vous pouvez accueillir un participant à la formation du VDAB à réaliser un stage dans votre entreprise. Vous ne devez pas lui payer de salaire et le VDAB se charge de l’assurance contre les accidents de travail. Qui sait s’il ne deviendra pas votre nouveau collaborateur ?

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