Gérer l’absentéisme

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Tout le monde peut tomber malade. Un collaborateur incapable de travailler a le droit de rester chez lui jusqu’à sa guérison. Mais où se situe la limite entre les absences pour maladie justifiées et injustifiées ? Comment éviter un absentéisme trop important ou trop long et des conséquences financières et organisationnelles pénibles ?

Les différents symptômes

Déterminer dans quelle mesure une personne se sent malade est souvent difficile. La manière dont elle gère cette situation et sa présence ou son absence varient d’un individu à l’autre. Par conséquent, on distingue plusieurs types d’absentéisme :

  • absentéisme blanc
  • absentéisme gris
  • absentéisme rose
  • absentéisme noir

Absentéisme blanc

Le collaborateur ne peut pas travailler : après une opération ou un accident, en cas de grippe ou de pneumonie, de chimiothérapie, d’infarctus… Selon l’ASBL Prevent, l’absentéisme blanc représente plus de 30 % de l’absentéisme total pour maladie.

Absentéisme gris

Il ressort d’une enquête de l’ASBL Prevent  que, dans plus de 60 % des cas, on constate une plainte physique. Cependant, l’on sait moins clairement s’il est question d’incapacité de travail. Il existe une différence entre le sentiment du collaborateur et son état. Cela concerne par exemple des maux d’estomac, des règles douloureuses et des maux de tête. La marge de décision de l’individu et du médecin y joue un rôle. Il ne s’agit pas nécessairement d’une mauvaise volonté.

Absentéisme rose

Ici, le collaborateur est malade, mais vient quand même travailler. Il ne faut pourtant pas se réjouir de ce comportement, louable à première vue. Le corps n’envoie pas de signaux pour rien. Ce collaborateur dépasse ses limites, ce qui ne favorise pas la productivité et comporte un risque de maladies plus graves ou de burn-out. En cas de grippe par exemple, il peut aussi contaminer ses collègues…

Absentéisme noir

Selon l’ASBL Prevent, il s’agit d’un comportement frauduleux dans 5 à 10 % des cas. Le collaborateur n’est pas malade ou pas assez malade, mais ne se présente toutefois pas. Il peut même être en train de bricoler chez lui. En tant qu’employeur, vous devez adopter une attitude ferme à cet égard. Faire appel à un médecin-contrôleur est une première étape.

Facteurs influençant l’absentéisme pour maladie

Pour exercer en tant qu’employeur une influence sur l’absentéisme pour maladie, il est important de savoir pourquoi un collaborateur se porte malade. Pensez dans ce contexte à :

  • Des aspects qui jouent dans la vie privée
  • La combinaison travail-vie privée
  • Le collaborateur n’est pas totalement satisfait dans son emploi
  • Des conflits sur le lieu de travail
  • Une charge physique trop lourde
  • Trop de stress

En tant qu’employeur, il est important d’aborder les facteurs liés au travail en les formulant et en cherchant une solution. Vous créez ainsi une culture d’entreprise motivante.

Quel est l’impact de l’absentéisme pour maladie?

L’absence d’un collaborateur pour cause de maladie a de nombreuses conséquences sur l’entreprise. Cela entraîne une charge supplémentaire pour les collègues et la nécessité d’adapter les plannings. Il y a en outre une perte de connaissances et une interruption de la continuité à destination des clients.

L’absentéisme pour maladie a bien entendu aussi des conséquences financières. D’une part, les coûts salariaux augmentent de 2,6 %. D’autre part, il y a encore les frais indirects dus à la perte de productivité.

Résolution de l’absentéisme

Une étude d’Acerta révèle que l'absentéisme de courte durée pour cause de maladie a augmenté de quelque 14,4 % au cours des cinq dernières années. Nous observons également une tendance identique en ce qui concerne l’absentéisme de moyenne durée. En 2018, l’absentéisme pour cause de maladie a augmenté de 9,5 % par rapport à 2016.

On ne peut rien changer à l’absentéisme blanc. À moins qu’une personne ne soit malade en raison d’une dépression ou d’un burn-out, il convient d’examiner quelles modifications peuvent être utiles sur le plan du travail. Vous optez ainsi pour une réintégration réussie.

En cas d’absentéisme gris, noir et rose, le comportement du collaborateur joue un rôle. Le mécontentement au travail, la démotivation, un déséquilibre entre le travail et la vie privée, le stress, les conflits au sein de l’entreprise, le harcèlement, entre autres, peuvent influencer son attitude.   Sanctionner sévèrement n’est pas une bonne idée. Privilégiez des entretiens ouverts, constructifs et sûrs. Ceux-ci peuvent déboucher sur des solutions bénéfiques pour tous.

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