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45,2 % des starters sous-estiment l’administration

03 décembre 2018
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Les starters sous-estiment l’impact de l’administration. Tel est le constat du premier indicateur Starters de la Caisse d’Assurances Sociales Acerta. Chez 45,2 % des starters, l’administration figure dans leur top 5 de « la grande surprise » et 29,8 % des starters placent également cet aspect dans leur top 5 des « défis pour l’avenir ». Une explication est que seulement 57,6 % des starters de l’indicateur déclarent avoir été suffisamment préparés au lancement de leur activité. Pour 1 starter sur 5, l’accompagnement demeure le plus grand obstacle.

83,9 % des starters interrogés sont satisfaits d’avoir opté pour une carrière d’indépendant. 70 % indiquent qu’ils franchiraient à nouveau le pas vers une carrière d’indépendant, s’ils étaient armés des informations qu’ils ont aujourd’hui. C’est la conclusion positive de l’Indicateur d’Acerta. S’ils devaient aborder un point différemment, ce serait leur préparation : seulement 57,6 % estiment avoir ont été suffisamment préparés au démarrage.

L’administration : la plus grande surprise après 1,5 an

45,2 % des indépendants considèrent l’administration comme la plus grande surprise depuis le lancement de leur nouveau statut. C’est assez incroyable, puisque ce problème peut facilement se régler par l’accompagnement. Les clients mauvais payeurs constituent également une grande surprise chez les starters. Els Schellens, directrice Operations Starters & Indépendants : « Il ne faut pas sous-estimer la charge administrative pour un indépendant. Ils mésestiment trop souvent cet aspect en lançant leur entreprise. Nous voulons les préparer autant que possible à prendre également ces éléments en compte. Une bonne préparation au départ, c’est déjà la moitié du travail accompli. »​

Figure 1 : Indicateur Starters ACERTA

L’administration : également un grand défi pour l’avenir

En toute logique, les clients constituent la préoccupation première d’une jeune entreprise. Un fait plus notable est que l’administration reste une grande préoccupation. Les starters ne semblent pas trouver la voie vers un soutien. Els Schellens : « Pourtant, cette aide soulagerait aussi directement une partie de la préoccupation numéro 2 ; en effet, un bon accompagnement administratif assure un meilleur équilibre avec la vie privée et une meilleure santé. Sous toutes les facettes de l’entrepreneuriat, une bonne préparation est cruciale à la réussite. » ​

Figure 2 : Indicateur Starters ACERTA

1 starter sur 5 considère l’accompagnement comme le plus grand obstacle

Le problème de l’administration et d’un équilibre sain entre professionnel et privé se règle facilement par l’accompagnement. Malheureusement, l’aspect « accompagnement et conseils par des tiers » figure en pôle position des obstacles rencontrés par les starters lors de la préparation et de la constitution de leur entreprise. 21,4 % d’entre eux ont été confrontés à des problèmes en la matière. Els Schellens : « Tout comme bâtir une clientèle demande du temps, trouver les bons acteurs pour le développement des affaires prend de toute évidence aussi du temps. Il manque souvent encore un bon réseau aux starters. »

Le financement constitue le deuxième plus grand obstacle selon les starters. De plus, cet élément est indissociable de l’obstacle numéro 3 : trouver un comptable. 13,1 % des starters ont manifestement rencontré des problèmes en la matière. Els Schellens : « C’est un constat auquel Acerta ne s’attendait pas. Le comptable est traditionnellement le conseiller de l’entrepreneur indépendant pour des conseils tant sur le plan fiscal qu’en matière de droit des sociétés, et ceci non seulement lors du lancement de l’activité, mais aussi au cours de son évolution. Et pourtant, à peine 76,8 % se sont fait accompagner d’un comptable. Néanmoins, les personnes qui prennent un comptable sous le bras ont bien raison, comme on peut le constater. En effet, les gens qui se font accompagner d’un comptable sont plus satisfaits : 23,3 % sans comptable sont insatisfaits, contre seulement 13,9 % des gens avec un comptable. »

Un autre partenaire d’accompagnement est la banque : 28,6 % des starters ont demandé conseil à leur banquier. Par ailleurs, on peut constater que les starters ne ressentent pas uniquement le besoin de consulter leurs partenaires commerciaux au soutien recherché auprès du conjoint (49,2 %), de la famille (41 %) et des amis (33,9 %).

Autre constat de l’Indicateur Starters : les personnes qui lancent l’activité indépendante avec des cofondateurs sont plus satisfaites que les gens qui le font seuls. Cette différence est particulièrement notable la première année : 45,7 % très/extrêmement satisfaits, contre 32,9 %. 19,1 % des personnes interrogées ont lancé leur entreprise avec un ou plusieurs cofondateurs.  

Figure 3 : Indicateur Starters ACERTA

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