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Talents étrangers : pourquoi et comment vous lancer ?

Migration stable, forte progression de l’Ukraine

Si la migration professionnelle globale en provenance des pays de l’UE et des pays tiers se stabilise ces dernières années, la part de travailleurs étrangers occupés en Belgique reste élevée. Quelque 15,6 % de travailleurs étrangers étaient actifs en Flandre en 2024. Cette part est considérable chez les ouvriers : 24 % contre 11 % parmi les employés.

Au sein de ce groupe, la progression des Ukrainiens est remarquable : leur part dans la population non-UE a augmenté de 242 % en cinq ans. Les travailleurs ukrainiens représentent entre-temps 3,9 % des collaborateurs non européens dans notre pays, soit plus du triple. L’Ukraine se classe même aujourd’hui en troisième position des pays qui « fournissent » des travailleurs non européens à la Belgique, après le Maroc (16,3 %) et la Turquie (9,1 %).

Cela est principalement dû au statut de protection temporaire, qui leur permet depuis la guerre de travailler dans tous les secteurs sans permis de travail traditionnel. Ce statut a été prolongé jusqu’en mars 2027 au moins.

Travailleurs étrangers : une réponse à la pénurie de main-d’œuvre

Pourquoi tant d’entreprises font-elles appel à des travailleurs étrangers ? Dans notre enquête miroir annuelle, les employeurs ont cité trois raisons principales :

  1. Combler les postes vacants difficiles à pourvoir (48,3 %)
  2. Attirer des compétences spécifiques (34,8 %)
  3. Renforcer la diversité et l’innovation (32,3 %)

Les grandes entreprises, en particulier, misent sur l’occupation internationale : dans les entreprises compant plus de 1000 collaborateurs, la part de travailleurs étrangers est de 67,2 %, alors qu’elle n’est que de 22,2 % dans les petites entreprises (de 5 à 9 travailleurs).

Occupation internationale : comment vous lancer ?

Si vous recrutez des talents étrangers, vous devrez faire face à une réglementation complexe, à diverses administrations et à de nombreuses formalités. Quelques points d’attention :

1. Permis et documents

En cas d’occupation locale en Belgique, la réglementation belge s’applique, y compris aux travailleurs étrangers.

Si vous travaillez avec des profils non-UE occupés en Belgique, vous avez généralement besoin d’un single permit (permis unique) : un permis de travail et de séjour combiné. Pour les missions temporaires de moins de 90 jours, il s’agit d’une carte de travail et d’un permis de travail. Il existe des exceptions, comme le statut de protection pour les Ukrainiens.

Si vous faites venir des travailleurs de l’étranger en Belgique (qu’il s’agisse de profils UE ou non), pensez à vérifier si le statut belge d’expatrié (RSII/RSICI) peut s’appliquer. Cela peut présenter des avantages fiscaux, le travailleur comme pour l’employeur.

2. Sécurité sociale, impôts et droit du travail

Si vous occupez des travailleurs totalement ou en partie à l’étranger à titre temporaire ou définitif, vous devez également examiner d’autres aspects. Par exemple:

  • Les cotisations sociales : Qui paie les cotisations sociales et dans quel pays ? Dans le cas d’une occupation purement étrangère, la sécurité sociale étrangère s’applique. En cas de détachement, le travailleur reste souvent affilié dans son pays d’origine. Dans une situation où l’on travaille dans plusieurs pays, la sécurité sociale applicable dépend de différents facteurs.
  • Les impôts : Dans quel(s) pays le travailleur doit-il payer ses impôts ?
  • Le droit du travail : En cas de travail dans des pays autres que la Belgique, il faut également tenir compte de certaines dispositions de ces pays en matière de droit du travail.

Dans ce contexte, ne perdez pas non plus de vue les obligations administratives, comme les déclarations Limosa, les documents A1 et les déclarations fiscales, entre autres.

3. Rémunération

Un calcul correct des salaires, selon les obligations légales en vigueur, est essentiel. Dans certains cas, comme les salary splits, un seul et même travailleur doit faire l’objet de plusieurs payrolls dans différents pays, qu’il convient d’aligner. Cela demande des connaissances spécialisées.

Occupation internationale: Acerta vous aide

L’occupation internationale n’est pas forcément un casse-tête. Avec le bon partenaire, vous évitez les pièges juridiques et tirez le meilleur parti des talents étrangers. Les experts d’Acerta vous guident pas à pas : de l’audit au payroll, en passant par la réglementation.

Christophe Hameeuw

Écrit par

Christophe Hameeuw

Managing consultant Tax & International

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